Maryam Touzani, Marokko, Frankreich, Belgien, 2022o
Halim ist seit langem mit Mina verheiratet, mit der er ein traditionelles Kaftangeschäft in der Medina von Salé in Marokko betreibt. Das Paar lebt seit jeher mit Halims Geheimnis, seiner Homosexualität, die er zu verschweigen gelernt hat. Minas Krankheit und die Ankunft eines jungen Lehrlings bringen dieses Gleichgewicht durcheinander.
Les chatoyants tissus orientaux sont souvent confectionnés à partir de fils de différentes couleurs, aussi une robe "scintille"-t-elle selon l'angle de vue. C'est exactement de cette manière que chatoie le film de la scénariste et réalisatrice marocaine Maryam Touzani, pour lequel elle a remporté le prix principal de la section "Un certain regard" l’an passé à Cannes. Elle raconte avec douceur, d’abord de manière contemplative, l'histoire d'un couple d'une cinquantaine d'années qui s'est fait un nom dans la ville côtière de Salé pour leurs robes confectionnées à la main, et qui s'est accommodé en silence avec l'homosexualité de l'homme tout comme avec le cancer de la femme. Un nouveau compagnon tailleur apporte du mouvement dans cette nature morte, mais ce qui pourrait devenir un film à thème et à thèse sur les tabous de la société arabe reste riche en nuances et rend justice à tous les personnages par le dessin différencié du désir et du renoncement. Son intérêt dépasse donc de loin le fait qu'il s'agit d'un des premiers films marocains à se prononcer sans ambages en faveur de la diversité.
Leuchtende orientalische Stoffe sind oft aus unterschiedlich getönten Fäden gewoben, je nach Blickwinkel «changiert» ein Kleid deshalb. Genau so schillert auch der Liebesfilm der marokkanischen Autorin und Regisseurin Maryam Touzani, mit dem die 42-Jährige in Cannes letztes Jahr den Hauptpreis in der Sektion «Un certain regard» gewann. Sanftmütig und anfangs beschaulich erzählt sie von einem Ehepaar um die Fünfzig, das sich in der Küstenstadt Salé mit handgeschneiderten Gewändern einen Namen gemacht und mit der Homosexualität des Mannes ebenso stillschweigend arrangiert hat wie mit der Krebserkrankung der Frau. Ein neuer Schneidergeselle bringt Bewegung in dieses Stillleben, doch was zum Themen- und Thesenfilm über Tabus der arabischen Gesellschaft werden könnte, bleibt voller Zwischentöne und lässt allen Figuren mit der differenzierten Zeichnung von Begehren und Verzicht Gerechtigkeit widerfahren. Viel mehr also als einer der ersten marokkanischen Filme, die sich unumwunden für Diversität aussprechen.
La comédienne Maryam Touzani repasse derrière la caméra avec l’émouvante histoire d’un triangle amoureux dans la médina de Salé, au Maroc. Beau et sensuel comme le tissu qui donne son nom au film, et merveilleusement incarné par le comédien Saleh Bakri.
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